La journée suisse du patrimoine religieux

Nyon

Ancienne Chapelle de l'Eglise Libre

Daten

Baujahr | 1880 um/vor
Konfession | Heilsarmee
Bautypus | Kapelle
Adresse | Nyon, rue Gaudin 3
Koordinaten | 507705, 137316

Umnutzung

Umnutzungsart | Verkauf
Jahr | 2013
Hinweis | Die Eglise libre verkaufte die Kirche an die Heilsarmee. 2013 an eine Privatperson verkauft. Heute befinden sich im Kirchenschiff eine Luxusloft und in der Apsis ein Studio.

 

Weitere Informationen

La chapelle, édifiée en 1872-1873 par l'architecte Ernest Cramer, est achetée par l’Armée du Salut suite à la disparition de l’Eglise libre vaudoise au milieu des années 1960, notamment pour y accueillir des sans-abri. Le bâtiment est ensuite vendu à un particulier en 2013 : entièrement rénové, il comprend aujourd’hui un loft sur trois étages dans la nef et un studio dans l’abside. Le projet de transformation a conservé l’aspect extérieur de l’édifice néo-roman avec son porche d’entrée, ses tourelles d’escalier et sa croix de pierre sur le pignon ; ceci s’explique certainement par sa situation dans l’ancienne enceinte fortifiée de Nyon et son classement au recensement architectural (note 2).
 
Promettant un mariage étonnant entre austérité religieuse et modernité de l’habitat, le propriétaire a choisi de garder la peinture murale représentant la Transfiguration du Christ (Louis Rivier, 1947). Une composition de différents verres légèrement teintés orne les grandes fenêtres en plein cintre, revisitant l’idée du vitrail dans une version du XXIe siècle ; les vitraux originaux ont été déposés. Résultant du souci d’apporter de la lumière naturelle au logement, ce remplacement modifie complètement l’atmosphère intérieure tout en déséquilibrant les façades. En effet, à l’extérieur, les nouvelles vitres donnent une sensation lisse qui contraste vivement avec la vibration des pierres apparentes d’origine. Ces changements n’ont pas suscité d’objections massives, peut-être parce que les altérations se situent essentiellement à l’intérieur du bâtiment, et sont donc dissimulées. On peut se demander si l’évolution de statut de l’édifice n’a pas également joué un rôle. La «sécularisation» de la chapelle s’est faite lentement ; le passage en cinquante ans de sacré à profane a pu permettre un détachement communautaire progressif, rendant la transformation de cette église moins choquante.